Solidaires aussi avec la planète

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, juillet-août 2010


Notre municipalité a été élue sur un programme respectant un équilibre de 50% de logements sociaux pour 50% de logements privés. Avec le retour des logements Icade, dans le patrimoine social, en Ile de France et bien sûr dans notre ville - ce qui est une bonne nouvelle - la proportion de constructions de logements privés devra augmenter en conséquence. Car l’exigence de mixité sociale est le gage d’une ville solidaire.
Avec l’arrivée du métro à horizon 2017, notre ville va se densifier. Une chance, pour construire résolument autrement : bâtiments à basse consommation, ou positives, mêlant activités commerciales ou bureaux, équipements publics et logements, reliés par des circulations douces, conçus en lien avec toute la ville, tel devra être l’éco quartier autour du métro. La proximité et le nombre des transports en commun, métro et bus, permettront de diminuer l’usage des voitures.
Un éco quartier est aussi un projet de mixité et de lien social qui se construit en concertation avec ses habitants. Par exemple, autour des jardins familiaux et solidaires.
Enfin, construire autrement, c’est aussi inventer la place de la nature en ville. Une trame verte n’est pas seulement une promenade, ce sont aussi des continuités végétales et naturelles, protégées au cœur de l’habitat, un cheminement pour les oiseaux et les insectes qui permettent à la biodiversité de se maintenir en ville. 70% des espèces connues ont disparu depuis 100 ans engendrant des déséquilibres, qui si l’on n’y prend pas garde, seront irrémédiables et mettront l’espèce humaine en danger. La diminution des abeilles, sans lesquelles bon nombre de plantes qui nous sont indispensables ne peuvent se reproduire, est déjà préoccupante.

Bel été à vous. Ecoutez et observez la nature, autour de vous, même en ville…


Pascale Méker
Conseillère municipale déléguée
Groupe Les Verts

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, juin 2010


Les récentes élections ont vu une participation plus large de la jeunesse mais qui nous parait rester insuffisante.
La désaffection des nouvelles générations pour l’exercice classique de la politique est préoccupante mais pas surprenante.
Car soyons lucides que peuvent représenter les gesticulations médiatiques, les postures de circonstance, les arrangements de façade pour une jeunesse confrontée à la vindicte réprécive, à l’impasse économique et sociale, aux soubresauts sanglants d’un monde en crise.
Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’une partie s’égare dans les mondes virtuels, dans la recherche de l’ivresse ou dans le consumérisme compulsif.
Mais il existe une autre jeunesse impliquée et exigeante qui choisit d’agir concrètement pour un monde meilleur.
Militantisme écologique, actions humanitaires, engagements de proximité, soutien contre le rapatriement de lycéens sans papiers, pour ces nouveaux activistes la politique ne se résume pas à glisser ponctuellement un bulletin de vote dans une urne.
Ils préfèrent agir sur le terrain là ou l’on voit immédiatement le résultat. C’est d’ailleurs le constat que font certains politiques qui préfèrent l’engagement associatif ou le retour à la vie civile pour répondre à leur soif de progrès.
L’Histoire enfin nous rappelle l’ardeur juvénile de nombreux Résistants de la Seconde guerre mondiale dont les noms figurent sur nos plaques commémoratives.
Il n’y a donc pas à s’inquiéter la jeunesse sait toujours bouger quand c’est nécessaire.
Il est, cependant, temps de prendre en compte cette volonté affirmée de jouer un rôle différent dans la transformation de la société.
Cela ne pourra que rajeunir la politique et la rendre plus attractive pour tous.

J.M. Besson
Maire-adjoint
Groupe Les Verts

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, mai 2010


Au-delà de la politique cruellement destructrice du gouvernement, nous sommes face à une crise de civilisation globale. La nouveauté, dans cette crise planétaire et systémique, est que chacune et chacun, à son échelle, peut agir ; et que la possibilité d’interaction de toutes ces initiatives – vraie marque de notre temps - peut changer la société.
Dans ce monde qui ne valorise l’individu que dans le sens du « chacun pour soi », valorisons certes la personne humaine, mais pour son versant solidaire et responsable. L’utopie d’hier est devenue aujourd’hui le pragmatisme nécessaire pour construire l’avenir, source également de mieux être au niveau individuel, pour le « lien » qu’il procure.

Les actions du plan de territoire et de développement durable de la communauté d’agglomération Sud de Seine mises en place, selon 5 axes* dans chacune des 4 communes dès 2010, concernent tous les domaines de notre vie, individuelle et collective : subvention allouée à l’achat d’un vélo électrique ; actions soutenant une filière d’entreprises « responsables » des services à la personne, avec à la clef des emplois dignes et non l’exploitation de salariés sous couvert d’une rentabilité cynique via le filon d’une demande forte ; création d’une « trame verte » (continuité biologique dans le tissu urbain pour que les espèces animales puissent se déplacer), etc. Ce plan pose les jalons d’un développement solidaire. N’est durable que ce qui engendre la solidarité.

Comme l’annonce Coline Serreau dans le titre de son film « Solutions locales pour un désordre global » (à voir absolument !), les actions locales mises en réseau finiront par « métamorphoser » notre société.

*Voir pages 21-25

Pascale Méker

Conseillère municipale déléguée
Groupe Les Verts



Monsieur le Président,
Mesdames et Monsieur les Vice-président,
Mes chers collègues,

Lors du débat d’orientations budgétaires, j’étais intervenue pour signaler que la seule option que nous avions pour faire face aux effets des différentes réformes gouvernementales impactant les finances des collectivités locales était de résister. C’est que confirme la présentation de ce soir, qui nous permet de savoir très exactement ce que ces réformes sarkozystes nous coûtent : 1.775.000 euros. Nous résistons donc cette année encore. Nous le pouvons parce que nos finances sont encore saines, mais nous sommes bien conscients qu’elles ne pourront pas le rester tout à fait à l’avenir si rient ne vient contredire les tendances lourdes actuelles.
Nous résistons plutôt courageusement, puisque nous avons malgré tout choisi d’augmenter et d’améliorer les services rendus à nos populations, malgré le contexte. Cette option peut paraître risquée, elle l’est en effet, mais nous avons décidé de ne pas condamner nos populations à une double peine en les privant de certains services ou en laissant se dégrader la qualité des anciens.

Le PLH va être modifié afin de sécuriser la non application du Supplément de Loyer de solidarité ;
Les plans de déplacements intercommunal et entreprise sont en cohérence avec les orientations politiques affichées dans le PTDD, nous espérons qu’ils pourront voir le jour au plus vite ;
La convention PACTE nous permettra de reconduire nos actions anciennes, dont l’efficacité est soulignée dans les bilans annuels et la note budgétaire, et d’engager de nouvelles actions dans le cadre des missions reformulées de ce bloc de compétence insertion/emploi/développement économique ; nous espérons que les fonds dédiés à l’emploi permettront de rationaliser nos interventions et de les rendre toujours plus efficaces face aux crises structurelles qui sont désormais notre lot quotidien ;
Quant au budget relatif aux ordures ménagères, l’augmentation de la taxe de 1,47%, qui reste malgré tout avec ses 6,20% en dessous de la moyenne départementale, nous permettra d’améliorer encore le service rendu sur ce secteur.
Nous espérons que les équipements transférés ou nouvellement construits, conservatoires, piscines… seront conçus et gérés dans un souci constant de réduction de la facture énergétique et de l’empreinte écologique globale, comme cela a été le cas à Clamart, où nous avons d’ores et déjà pu réaliser 117.000 euros d’économies sur le contrat de maintenance des installations de chauffage. Des économies significatives pourront, nous l’espérons, être également rapidement réalisées dans le cadre du transfert de l’éclairage public.
Par ailleurs, mon groupe se réjouit de voir que la mise en œuvre du PTDD peut réellement être financée. Nous espérons bien sûr qu’une partie de ce budget pourra être allouée à l’action prioritaire Insertion des clauses sociales et environnementales dans les marchés publics.
Toujours dans le cadre des actions nouvelles, nous saluons la constitution du CLIC et rappelons que des fonds régionaux sont mobilisables, pour peu que nous n’ayons pas commencé les travaux d’aménagement des bâtis dédiés. Nous avions précédemment mentionné ce point.

Sur le budget transport, nous ne faisons pas mystère de notre opposition, déjà largement signalée, au dispositif Autolib et de notre volonté de voir réalisée l’étude relative au Clamibus, Petit Fontenaisien et Hirondelle, dont la rentabilité actuelle nous semble problématique. Nous souhaiterions que cette étude puisse inclure une évaluation du bilan carbone de ces lignes, ce qui serait cohérent avec la démarche globale de réalisation du bilan carbone patrimoine et services que nous avons récemment lancée.

Mes chers collègues, le groupe Vert, vous l’aurez compris, votera ce budget et veillera comme toujours, à formuler les remarques constructives qui permettront de le rendre toujours plus écologiquement et socialement responsable dans sa mise en œuvre.

Je vous remercie.

Vanessa Jerome
Pour le groupe des Verts de Sud de Seine

Adjointe au Maire de Clamart en charge du Développement économique
Conseillère communautaire à Sud de Seine





Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, avril 2010


Tout d’abord, merci aux 13,6% d’électeurs (1074 balnéolais) qui ont fait confiance à la liste Europe Ecologie pour le premier tour des élections régionales, le 14 mars. Dans un contexte social si difficile, face à une droite de plus en plus destructrice pour les populations les plus fragiles, l’idée que l’urgence sociale n’est pas dissociable de l’urgence écologique fait son chemin. Nous nous en réjouissons.

Le développement durable n’est pas un pion que l’on déplace allégrement, pour en mettre un peu par ci ou par là. Il est au cœur de notre vie. Tout est lié, c’est une relation de cause à effet.
Les véhicules municipaux récents qui roulent au gaz naturel (GNV), dégagent moins de CO2, mais si l’on garde trop d’anciens véhicules polluants, on ne réduira pas les gaz à effet de serre et on ne fera pas d’économies. Fermer le centre de loisirs de Champlan, permet de réaliser une économie de carburant et d’émettre moins de CO2, mais par ailleurs, nous devons limiter l’usage des cars (qui a tendance à augmenter) chaque fois que c’est possible. Sinon, l’effet écologique attendu ne se produira pas.

Si pour l’instant, nous sommes dans l’attente des résultats du bilan carbone sur l’isolation thermique des bâtiments publics, nous ne pouvons différer la réduction de notre consommation énergétique, car une augmentation des tarifs de l’électricité (+5%) et du gaz (+8%) est annoncée. Et les travaux d’économie réalisés dans les bâtiments communaux (principalement dans les écoles), prévus pour 2010, ne nous permettent pas encore de faire baisser sensiblement les coûts.

Enfin, il faut tout faire pour atteindre une qualité de vie qui ne doit plus être considérée comme un privilège, mais comme une nécessité, en satisfaisant l’écologie et la solidarité. A notre échelle communale, le budget doit y contribuer.

Claudyne René-Corail
Conseillère municipale
Groupe Les Verts

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, mars 2010


Avec cette nouvelle réalisation, notre ville se dote d’une cuisine centrale apte à fournir dans les meilleures conditions des repas de qualité aux enfants comme aux séniors. Le choix de cette restauration collective intégrée n’est pas neutre, il consacre une volonté de garantir une alimentation diversifiée, équilibrée et la plus saine possible. L’introduction progressive du Bio contribue à cet objectif. Car il est maintenant de notoriété qu’une alimentation non industrialisée participe à la bonne santé et protège des risques sanitaires liés aux molécules chimiques. Cette démarche, qui s’inscrit pleinement dans le développement durable, se doit donc d’en respecter les principes d’opérationnalité. Hors, l’offre bio actuelle, et d’autant plus en milieu hyper urbain, pose différentes difficultés. Les productions régionales comme nationales, trop rares, ne permettent pas encore d’assurer des filières locales d’approvisionnement performantes. De trop nombreux produits parcourent de très longues distances pour parvenir jusqu’à nous, entrainant délocalisations de la production, consommations énergétiques et pollutions atmosphériques. Les tarifs pratiqués impliquent des efforts budgétaires importants pour les collectivités comme d’ailleurs pour le particulier. La crise financière comme les moyens nécessaires à en compenser les détresses sociales grèvent d’autant cet intérêt de santé publique. Dans ce contexte il est impératif de prendre en compte les réalités économiques, sociales et environnementales liées au développement du Bio à grande échelle. La reconversion des terres comme des pratiques agricoles, l’organisation et l’évolution des attentes du marché vont prendre du temps. Elles se développeront durablement à travers une augmentation de la demande de « Bio local ». C’est à nous politiques, citoyens comme consommateurs de favoriser cette mutation tout en vérifiant la pertinence globale.
Manger Bio donc mais pas n’importe comment, ni à n’importe quel prix. Voilà le vrai sujet de société.

J.M. Besson
Maire-adjoint
Groupe des Verts

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, février 2010


Le 12 janvier, à Paris, une jeune actrice et auteure franco-algérienne échappait à l’agression de plusieurs hommes, alors qu’elle se rendait au théâtre pour y jouer sa pièce : « A mon âge, je me cache encore pour fumer ».
Rahyana admet que son oeuvre féministe puisse gêner certains hommes. Est-ce une raison pour l’asperger d’un liquide inflammable ? Dans quel monde vivons-nous ! Prenons garde de ne jamais stigmatiser une population, mais de toujours pouvoir crier sans tabou, notre indignation contre la violence des hommes envers les femmes, car les hommes violents sont issus de toutes religions, toutes cultures, toutes origines, toutes classes sociales !
Et parmi toutes les violences, celles faites aux femmes, innombrables, témoignent particulièrement de notre incapacité « ordinaire » à maîtriser la violence de notre espèce envers autrui, dès qu’il présente la moindre faiblesse !
Pourtant en ce début du XXIe siècle, il est plus que temps de considérer que le respect de la vie doit être la pierre angulaire de toute organisation sociale. C’est le principe fondateur qui permettra à l’humanité de subsister sur notre planète. En ce sens, le combat pour le droit des femmes porte l’espoir de l’Humanité.

Cette année, pour célébrer les 100 ans de la Journée internationale de la femme, le collectif des associations de femmes de Bagneux, constitué en juin 2009, animera, le 13 mars *, un après-midi de fête, d’expositions et de débats, sur le thème « Les femmes bougent dans le monde ».
Ces femmes ont créé ce collectif pour, ensemble, faire entendre une seule voix. Quel beau symbole pour ce centenaire !
En 2010, il est grand temps que le monde bouge pour les femmes !

Pascale Méker
Conseillère municipale déléguée
Groupe Les Verts

* salle Léo Ferré,

Prononcée par Pascale Méker


Madame la Députée-Maire,
Cher-e-s collègues,

Le groupe des Verts approuve les orientations budgétaires proposées par Madame la députée-maire à notre majorité municipale.

Cependant, à l’heure où les classes moyennes et modestes endurent la crise sociale, et où l’autonomie fiscale des collectivités locales est menacée par le gouvernement, nous pensons que la seule façon de maintenir notre ambition pour Bagneux, est en effet, de rechercher l’équilibre budgétaire qui permette de maintenir des services publics de qualité, mais aussi dans le même temps de veiller à ce que la dépense en soit aussi économiquement et socialement équitable, et supportable par la population.
Nous devons continuer à travailler au devenir de Bagneux, pour qu’elle devienne une ville encore plus solidaire, et qu’elle ne demeure pas la ville la plus pauvre du sud du département.

Cette exigence est principalement dictée par le bien-être des populations les plus pauvres, captives, qui n’ont d’autre choix que de vivre « entre pauvres ».

La mixité sociale de notre ville risque d’être mise à mal par la crise, et nos taux d’imposition élevés nous bloquent dans nos ambitions.
La construction de nouveaux logements est l’une des réponses au problème, à condition que le rachat d’Icade, dont nous nous réjouissons, ne vienne pas à terme bouleverser notre équilibre entre logements sociaux et logements privés. Il faut que nous ré-ajustions rapidement les projets de construction dans notre ville afin de retrouver l’équilibre 50 % de logements sociaux, pour 50% de privés, dont des programmes de constructions destinés à la classe moyenne.
C’est important car sans mixité sociale, pas de solidarité !

Plus d’habitants donc, plus de mixité, et donc plus de recettes fiscales. Et des services, qui ne seraient plus, pour certains d’entre eux, totalement gratuits, comme ils le sont aujourd’hui, mais équitables en fonction des ressources de chacun.

Aujourd’hui à Bagneux, parmi les 50% de la population qui s’acquittent de la taxe d’habitation, certains sont à la limite de pouvoir l’assumer. Il ne faudrait pas que les petits propriétaires décident de partir, la retraite venant, parce qu’ils ne pourraient plus assumer les taxes sur leur logement. Il ne faudrait pas que les jeunes couples avec des enfants partent. En s’éloignant de la petite couronne, ils paieront moins d’impôts, et pourrons acquérir un logement moins cher. Ceci n’est pas spécifique à Bagneux ; mais ce qui est spécifique pour nous, c’est la nécessité de garder cette classe moyenne.

Notre société ne sait plus envisager l’impôt. Celui-ci est devenu une sorte de mal, de plus en plus douloureux à supporter !
Alors que la redistribution des richesses instaurée, par le biais de l’impôt, est le fondement même de notre fonctionnement démocratique. Ce principe est presque devenu théorique aujourd’hui, puisque certains politiques, en particulier ceux qui sont au pouvoir, mettent à mal ce système de redistribution. Soit parce que volontairement hostiles et partisans du « chacun pour soi », soit parce qu’aveuglés par les sirènes d’une économie qui redistribuerait naturellement, par le biais de la sacro-sainte croissance, une manne bienfaisante à tous. Nous savons qu’il n’en est rien.
L’impôt est pour nous l’un des piliers du développement durable. Mais il doit être équitable et supportable. Nous avons vu que seulement un balnéolais sur deux s’en acquittait, avec plus ou moins de difficultés.

Alors, comment encourager ceux qui « peuvent » être solidaires à venir vivre à Bagneux ? En leur offrant une vraie qualité de vie !
Haute qualité environnemental des logements, circulation apaisée dans un cadre respectueux de l’environnement – c’est aussi un service public, le plus utilisé d’ailleurs - mixité sociale, mixité fonctionnelle, c'est-à-dire des emplois près des lieux d’habitation, qualité des prestations publiques. Tout ceci fait partie des critères qui accompagnent un projet de vie lors d’un déménagement ou d’un achat.
Nous devons afficher nos ambitions durables ! Et les réaliser !
Surtout, si nous envisageons de densifier la ville.
La taxe carbone, se ferait d’autant moins sentir, si nous sommes volontaires dans nos projets, si nous réduisons notre empreinte écologique.
Au passage, soulignons qu’il faut aussi aujourd’hui pratiquer la « redistribution » au profit de la planète, qui bien que muette, réclame notre soutien : à nous d’être responsables.
C’est le but de cette contribution carbone, il est vrai loin d’être équitable, telle qu’elle est appliquée par le gouvernement, et pour le moment, pas appliquée du tout…

Nous envisageons avec une certaine fierté nos dépenses d’investissement, que nous ne pouvons réduire cette année, en particulier du fait du calendrier de l’ORU, dans le sud de la ville. Nous avons bien noté la maîtrise du recours à la dette, avec un autofinancement prévu à hauteur de 40%, et la recherche de subventions à hauteur de 20%.

Notre budget affiche comme priorités politiques conjointes la jeunesse et l’éducation, et le développement durable, dans toutes ses composantes.
Nous nous en réjouissons bien sûr, car pour nous il est primordial que le développement durable soit encore plus fortement une exigence concrète et incontournable, accompagnant chaque projet, chaque investissement, comme une donnée de première importance.
Comme madame la députée-maire vient de le rappeler, c’est cette année que le plan territorial de développement durable, réalisé dans le cadre de notre communauté d’agglomérations, va concrètement prendre vie au travers de nombreuses actions réalisées sur notre territoire, depuis la réalisation déjà en cours d’un bilan carbone « patrimoine et services », le développement des pistes cyclables, la création d’une aide plafonnée pour l’achat de vélos électriques, ou encore, la création d’un observatoire intercommunal de la biodiversité – rappelons que Bagneux a déjà engagé depuis 2009, un inventaire naturaliste sur son territoire - , le développement du stockage des déchets ménagers en colonnes enterrées pour les habitats collectifs, la création de bassins de rétention d’eau de pluie et la création de toitures végétalisées, ou bien encore pour ce qui concerne le volet social et solidaire de ce plan, la mise en réseau des acteurs des ateliers santé-ville et des CMS, le suivi de l’accessibilité des logements, en concertation avec des association sd’usagers concernés par les problèmes d’âge ou de handicap – Bagneux dans ce domaine est déjà engagée au travers de sa commission municipale d’accessibilité ; mais aussi en ce qui concerne le développement économique responsable, l’aide à la coordination des projets de crèches d’entreprise, le soutien à la créations d’activités et d’emplois dans le cadre de l’économie sociale et solidaire et les circuits courts, dont le soutien au développement d’une filière solidaire des services à la personne, et de celle des services à l’environnement (recycleries, entreprises sociales de jardinage).Et bien d’autres actions encore.


A travers ces actions, toutes les composantes de notre budget seront plus ou moins impactées – voire pas - en termes strictement budgétaire, mais elles seront bien toutes concernées par la notion de développement durable.
L’une des mesures de ce plan concernant le travail à réaliser sur les documents d’urbanisme, permettant d’y intégrer des modifications encourageant la recherche d’économies d’énergie est une action de première importance.
En effet, il est primordial que les logements, ou les édifices publics qui se construisent à Bagneux soient résolument innovants, et performants thermiquement, au-delà même des réglementations thermiques en vigueur, qui évoluant chaque année donnent toujours comme un « coup de vieux » aux constructions mises en chantier 2 ans avant. C’est une exigence sociale pour l’avenir : dans 10 ou 20 ans, c’est autant de précarité énergétique évitée.
Nous pouvons, d’ores et déjà, sans modifier nos documents d’urbanisme, encourager la construction de logements à très haute performance énergétique sur notre territoire, en utilisant le bonus de COS de 20% accordé à ce type de constructions.

Revenons un instant sur l’année 2009, pour laquelle nous n’avons rempli qu’imparfaitement notre engagement à offrir régulièrement des aliments bio aux enfants bénéficiant de notre restauration scolaire. Ce service rationalisé avec l’ouverture de notre cuisine centrale, permet de maintenir notre offre en régie : c’est un choix durable qui permet d’offrir le meilleur aux enfants. Mais, l’enveloppe de 35 000 €, destinée en 2009 à abonder le surcoût engendré par l’achat d’aliments bio, n’a pas été utilisée, loin de là, puisque c’est seulement depuis le mois de novembre qu’un repas bio mensuel est servi aux enfants. Nous souhaitons que le reliquat de cette enveloppe, soit entièrement réaffecté à ce projet en 2010, afin de pouvoir augmenter notre offre.
Nous voyons aussi que les économies de carburant n’ont pas été à la hauteur de nos ambitions. Que l’usage des cars n’a pas diminué en 2009 , alors même que l’usage des minibus, écologiquement plus responsable, se met en place. Nos résultats pour 2010 dans ces domaines devront être plus performants.

En ce qui concerne notre budget de fonctionnement, c’est avec attention que nous voyons les efforts déjà réalisés et ceux prévus l’année prochaine pour maîtriser notre masse salariale, et les efforts mis en œuvre pour améliorer et rationaliser l’activité de nos services, sans dépenser plus.

Mais si tous ces efforts, toute cette ambition nous conduisaient à pouvoir ne pas augmenter le taux de nos taxes, nous serions pleinement rassurés sur notre avenir !

Nous avons bien compris, qu’étant donné le contexte dans lequel nous sommes, cela conduirait à revoir notre offre de services publics. N’est-il pas possible de résister en recentrant cette offre vers plus de qualité encore, vers une pertinence qui nous conduirait peut-être à revoir le bien-fondé de certaines prestations qui ne jouent plus leur rôle, ou bien qui mériteraient d’être refondées, regroupées ?
Ce qui nous guide, c’est l’impérieuse nécessité de garder la possibilité de maintenir notre service public ! Nous sommes à contre-courant de toute idéologie du profit, mais cela ne doit pas nous empêcher d’aller de l’avant, au contraire ! Nous pouvons donc être créatifs et courageux. Je sais que nous l’avons été en 2009. Et que nous avons remporté de grandes victoires, en particulier grâce à l’action de notre députée-maire.

Ne serait-ce qu’envisager une hausse de 2% de nos taux, nous inquiète dans le contexte actuel, pour les classes moyennes et modestes de notre ville.

Nous craignons d’atteindre un point de rupture. Rappelons qu’en prenant en compte l’augmentation des bases de1,2 % votée par la loi de finances, cela revient à une augmentation de 3,22 au final pour le contribuable sur la taxe d’habitation et sur la taxe foncière.
Nous notons que les propriétaires balnéolais qui s’acquittent d’une des taxes foncières les plus chères du département n’appartiennent pas pour la plupart au monde des riches !

Nous pensons bien sûr qu’en cette période charnière, il est bon d’accompagner nos concitoyens dans leur « résistance » à la crise. Augmenter la pression fiscale ne nous semble pas aller dans ce sens. Dans le contexte de notre ville, cela nous appauvrit collectivement.
Par ailleurs, le gel de nos taxes, aurait pour effet, qu’un certain nombre de villes, qui ne pourraient échapper, cette année, à l’augmentation de leurs impôts, car moins bien préparées que nous, nous rattraperaient dans l’échelle des villes plus ou moins « chères » du département. Et cette pause marquée, tendrait à nous rendre aussi attractifs que d’autres villes et pourrait ainsi peser dans le choix des futurs nouveaux habitants.
A court terme, une fois notre vitesse de croisière atteinte, avec de nouveaux habitants venus nous rejoindre, attirés par notre ville durable et solidaire, de nouveaux emplois aussi, une fois l’impact de nos impôts rééquilibré au-delà des 50% de la population, nous pourrions envisager alors d’augmenter notre richesse collective.
Nous avons conscience que le chemin est étroit.
Mais il en va de notre développement durable.

Je vous remercie.

Tribunes

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, janvier 2010


Ils étaient 193 délégués au sommet de Copenhague pour le climat. Nous étions tous dans l’attente d’accords politiques pour un engagement des gouvernants. Tous les pays industrialisés et ceux émergeants devaient annoncer un chiffre, pas n’importe quel chiffre mais celui des réductions de gaz à effet de serre d’ici 2020.

Les américains ont commencé par ne pas montrer l’exemple en annonçant une réduction de -17% d’ici 2020, c’était très peu, car commencer doucement pour l’un des pays le plus pollueur n’était pas un gage de bonne volonté mais une tactique pour forcer la Chine et l’Inde à faire une annonce.

Finalement le sommet de Copenhague a été la montagne qui a accouché d’une souris et une souris même pas verte ! L’Europe divisée n’a pas été capable de relever le défi (climatique) face aux américains encore très indifférents au changement climatique et face à la Chine, état totalitaire, dont l’opinion publique pèse peu sur ce régime. C’est donc un texte sans ambition, sans engagement et sans contrainte qui a été adopté.

Les écologistes déçus par ce sommet demeurent néanmoins combatifs et appellent les citoyens à faire des choix responsables. En France, l’habitat et le transport représentent la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Alors nous devons tous faire des économies d’énergie et ne plus consommer un produit qui a parcouru 15000km. Sauver le climat, c’est l’opportunité d’un nouveau modèle économique, d’emploi, d’innovation en particulier pour les énergies alternatives. C’est un enjeu collectif, chaque pas compte.

Le Groupe des élus « Les Verts » vous adressent ses meilleurs vœux écologiques pour l’année 2010, une année qui, nous le souhaitons vivement, scellera l’attachement de tous à notre chère planète pour l’avenir de nos enfants.

Claudyne René-Corail
Conseillère municipale
Groupe « Les Verts »

Jacques Perreux, vice-président communiste du Val de Marne, rejoint Europe Ecologie, le 16 décembre 2010
J’ai décidé de quitter le PCF. Ce qui motive mon départ c’est, précisément, ma volonté de rester fidèle à mes idées et à mes engagements communistes.

Pour moi, le communisme c’est d’agir avant tout pour le rassemblement des citoyens et des forces pour permettre la transformation sociale et écologique. Or, le comportement du PCF, depuis plusieurs années, tourne le dos à ces objectifs.

Plutôt que contribuer à inventer un mouvement totalement ouvert aux forces et surtout aux citoyens qui ont des engagements politiques en dehors des partis politiques qu'ils jugent trop sclérosants, il s'entête à ce que le rassemblement se fasse autour de lui, dans le cadre de rapports de forces et de domination. Ainsi, il tourne résolument le dos aux forces prêtes à se mobiliser ensemble face à l’horreur sociale morale, écologique et économique dans laquelle nous baignons ou plutôt nous nous enlisons. Et pourtant, ces forces sont très diverses et de très nombreux citoyens sont en attente de formes de rassemblement qui respectent leur intelligence, leur savoir faire, leurs idées, leur envie de décider, leur regard sur le monde, leur liberté.

Le PCF n’est plus ce qu’il a été et depuis longtemps. Les jeunes, les intellectuels qu’il avait massivement rassemblé l’ont déserté. La classe ouvrière ne lui fait plus confiance. Cette asphyxie lente et profonde aurait dû le conduire à tenter de se réoxygéner par une politique de rassemblement avec d’autres forces dont il aurait accepté qu’elles lui apportent ce qui cruellement s’échappait inexorablement. C’est le contraire qui s’est produit. Après avoir empêché une candidature unitaire des antilibéraux aux dernières élections présidentielles, le PCF s’entête à nouveau à ce que le rassemblement se fasse autour de lui pour les élections régionales.

J’avais encore par naïveté ? par optimisme inconsidéré? pensé que le PCF proposerait à ses partenaires du Front de Gauche Patrick Braouezec comme tête de liste en Ile-de-France.Tout le monde reconnaît ses capacités à rassembler. Sa détermination à porter la lutte contre les inégalités est appréciée. Son engagement à mettre la banlieue, sa créativité, la promotion de sa multiculturalité au cœur des enjeux de Paris Métropole aurait été un véritable atout pour faire entendre la voix d'un territoire régional juste et équilibré. Et bien non, le choix du PCF reste un choix étroit. En proposant son futur secrétaire national, il se trompe d’enjeu et casse l’éventuelle dynamique qui aurait pu s'instaurer. Ce n’est même pas un retour en arrière, mais une fuite en avant réitérée dans le sectarisme. C’est un nouveau gâchis.

Autre sujet, tout aussi décisif pour moi, la gestion de l'eau. J'ai déjà eu l’occasion de dire que j’en voulais à la direction du PCF d’avoir contribué à ce que des élus de la région parisienne favorisent le renouvellement du plus gros contrat européen d’une multinationale de l’eau et empêchent la gestion en régie publique et la baisse du prix de l’eau. Tous ceux avec qui nous menons ce combat ont été choqués, meurtris, volés d’une possible victoire.

Alors, moi qui suis COMMUNiste et pour qui la gestion en COMMUN des biens qui nous sont COMMUNs est le minimum du COMMUNisme que dois-je faire ? Être fidèle au parti ou fidèle à mes idées ? Au PCF, il ne devrait pas y avoir d’intérêt supérieur à l’intérêt général, mais il arrive malheureusement souvent que des intérêts, jugés comme ceux du Parti, passent avant l'intérêt général. Trop souvent !.Et les combats qui me tiennent le plus à cœur ne sont pas portés par le PCF, c’est le moins que l’on puisse dire. Je dois donc en tirer les conclusions, la meilleure façon, pour moi, d'être communiste est de ne pas rester membre du PCF. Ceci n’altère pas l'estime que j’ai pour nombre de militants du PCF et la confiance que j’ai en Christian Favier pour sa manière ouverte et rassembleuse d’exercer, bien à gauche, la Présidence du Conseil Général du Val-de-Marne.

Il y a plusieurs mois des militants d’Europe Écologie m’ont proposé, en tant que militant communiste, d’être candidat à côté d’eux, sur la liste que va conduire Cécile Duflot pour les élections régionales. Je décide d’accepter et veux dire pourquoi.

Chacun connaît mes engagements dans le domaine social notamment à Vitry où je suis élu local et dans le domaine écologique comme militant et Vice-Président du Conseil général. La politique, pour moi, c’est à la fois des convictions, de l’ouverture aux idées des autres et des actes concrets. Comment pourrais-je être insensible à la possibilité ouverte notamment en cas de victoire d’Europe Écologie de contribuer à traduire des idées et des combats auxquels je crois pour l’Ile-de-France. S’il y a une population qui a besoin que l’on fasse coïncider urgences sociales et urgences écologistes c’est bien celle de la région parisienne.

Comment pourrais-je être insensible à cette main tendue, alors que je côtoie souvent des militants d’Europe Écologie et que j’apprécie chez nombre d’entre eux la détermination qu’ils mettent à mener leurs combats ? Même si certains ne se réclament pas de la lutte contre le système capitaliste, leurs actions concrètes contestent ce mode de développement. Et pour moi, ça compte beaucoup. La question de mettre en accord ses actes avec ses paroles a évidemment une dimension morale extrêmement précieuse, mais elle est surtout au cœur de notre capacité ou non à changer les choses. Il m’arrive encore souvent d’entendre dire que modifier son mode de vie, ses comportements n’est pas suffisant. Certes ! Mais c’est absolument indispensable si on veut être capable de changer davantage. Comme le disait Gandhi : « vous devez être le changement que vous désirez voir en ce monde! »
Oh je sais, on me dira, et on me dit déjà, Cohn Bendit, ses appels du pied au centre… je ne les approuve pas. Mais Europe Écologie c’est aussi Augustin Legrand et son engagement pour les mal logés, Éva Joly et sa détermination sans concession contre les paradis fiscaux, Philippe Mérieux et ses idées novatrices pour l’école, José Bové et ses combats écologiques contre les OGM… et tous ceux qui avec eux se reconnaissent dans ces espoirs. Je sais les contradictions que cela induit. Elles ne me font pas peur bien au contraire. Je n’adhère pas à un nouveau parti. Je participe à la démarche ouverte d’Europe Écologie qui consiste à mettre ensemble des militants de réseaux, d’associations, de partis, des experts, tous convergents mais tous différents. Créer de la confrontation provoque de l’intelligence et de l’imagination et peut-être une audace qui a quitté depuis un bout de temps la gauche classique. Cela me plait et je souhaite, sans en être sûr, que cette démarche inventive et inédite réussisse.

En bref, pour ma part, je ne suis ni en attente de quelque chose de chimiquement pur, ni béat devant cette construction récente. Ce qui m’intéresse par contre, c’est qu’il y a là des ingrédients qui créent de la vie au cœur des enjeux sociaux et écologiques, du débat, de la dynamique.

Ce qui est sûr, c’est que nous sommes très nombreux à chercher à ouvrir une vraie alternative à Sarkozy en s’attaquant à la racine capitaliste des inégalités sociales et à la racine productiviste des dégâts écologiques et climatiques. Nous le faisons en des endroits divers et de façon différente. Chacun répond à sa manière à sa recherche d’efficacité politique. Continuons à en débattre, à nous rencontrer. Faisons-le sans esprit de boutique, de concurrence et de division. Et nous nous retrouverons car il le faut absolument.

Jacques Perreux

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, décembre 2009


Le 2éme Forum du Plan territorial de développement durable a fait, une fois de plus, la démonstration de la qualité de l’expression citoyenne dans notre ville. Un coup de chapeau à la jeune balnéolaise qui a proposé 40 pistes d’actions !
Le discours résolu sur le lien entre écologie et luttes sociales de notre Député-maire, la décision de la majorité municipale de consacrer l’année 2010 au développement durable marquent un engagement fort pour une politique locale responsable face à l’urgence écologique.
Les questions liées au handicap ont été souvent évoquées durant les consultations citoyennes. Ce qui prouve l’attachement des balnéolais à offrir à chacun un cadre de vie adapté à ses besoins et à ses singularités.
La ville participe pleinement à cet effort tant dans le domaine de la réflexion que de la mise aux normes des lieux et bâtiments publics.
Cependant, au-delà des réponses aux handicaps existants, une véritable stratégie nationale de prévention parait toujours faire défaut.
Pour les handicaps d’origines génétiques et /ou pathologiques, les efforts de recherche fondamentale restent trop dépendants d’intérêts économiques privés et d’une politique de santé libérale.
Mais surtout, sans parler des mutilations liées aux conflits armés, combien d’invalidités sont générées par les accidents de la route ou du travail, l’exposition à des environnements toxiques (amiante, mercure...), les risques industriels, les profits irresponsables.
Les statistiques de ces « accidents de la vie » montrent qu’une fois de plus les catégories populaires sont les plus exposées. Derrière chacun de ces générateurs de malheurs, des intérêts économiques sont privilégiés au détriment du bien-être public et de la protection environnementale.
Voici encore une illustration des champs de lutte de l’écologie politique.
Bonne fin d’année.

JM Besson
Maire-adjoint
Groupe des Verts


Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, novembre 2009


Le succès de la soirée de lancement des Assises du périscolaire est une très bonne nouvelle.
A nous, citoyens écologistes, de nous emparer de ce débat en participant aux ateliers. Les finances des villes sont incertaines pour les années à venir et l’augmentation des budgets des activités périscolaires n’est pas possible. Mais la croissance de la réflexion et de l’imagination, elle, n’est pas un souci !

Parmi les nombreux thèmes évoqués, retenons le rythme biologique des enfants, et la question des passerelles entre les activités. Nos centres de loisirs sont suffisamment proches des autres lieux éducatifs de la ville (Maison de la musique et de la danse, stades, etc.), pour que les enfants, en âge de faire plusieurs activités le même jour, puissent s’y rendre à pied. Marcher, dans une ville où la circulation serait pacifiée (30 km/h), est un excellent moyen de revenir au calme ! A noter les économies de car, en € et en CO2 . Substantielles ! Il y a là, certainement à imaginer « temps » et synergie entre les lieux. Nous souhaitons que Champlan, qui n’offre pas cette proximité et dont l’environnement est aujourd’hui trop dégradé soit fermé dès cette année scolaire.

Dans le temps périscolaire du déjeuner, depuis octobre, un repas « bio » mensuel est servi aux enfants, accompagné d’une initiation, à la qualité des produits, à leur diversité et au goût. Cependant, n’oublions pas que les aliments bios ne sont efficaces pour la santé que s’ils sont distribués le plus souvent possible au cours des repas, car c’est bien l’accumulation des pesticides dans l’organisme qui est néfaste. Encore une question de « rythme » …

Pascale Méker,
Conseillère municipale déléguée
groupe les Verts

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, octobre 2009


La fête des vendanges, est une période prisée par les Balnéolais et les habitants des communes voisines. Mais à quel moment la développement durable apparaît-il dans ce schéma festif ? Nous sommes dans une période où rien n’est à négliger en la matière. Par exemple, les souffleuses qui nettoient après la fête, trottoirs et chaussées, oscillent entre poussière, nuisance sonore, dégageant des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, ne contribuent pas à améliorer notre environnement.

Peut-on faire vraiment du développement durable avec la fête des vendanges ? Si la réponse est oui, alors il faut aller à l’essentiel de notre fête en engageant une réflexion sur la relation entre dispositif, nature et culture tout en ayant un fil conducteur. Dans un contexte de budget restreint, il est nécessaire de travailler sur les méthodes de récupération : faire du neuf avec du vieux. Ce n’est pas être archaïque que de vouloir réinventer des structures avec des objets usagés mais c’est, au contraire, entrer dans une contemporanéité.
C’est d’ailleurs, ce qui se passe pour « Si t’es môme », où les enfants créent et inventent à partir de cartons et de bouteilles en plastiques, auxquels ils donnent donc une seconde vie. Par ailleurs les structures créées les années précédentes sont réutilisées, très peu sont jetées

Les changements climatiques qui se font déjà sentir ont des conséquences sur tous les vignobles qui en souffrent déjà. Qu’en sera-t-il de notre petit vin de Bagneux ? Soulignons que la vigne municipale dont la particularité est d’être cultivée sans pesticides et sans engrais chimiques est un bel exemple de développement durable.

Si comme pour Héraclite l’origine du monde est le mouvement, tout dans cette fête nous le rappel.

Claudyne René-Corail
Conseillère municipale
Groupe « Les Verts »

Tribune de Cécile Duflot et Jean-Paul Besset publiée dans la Tribune du jeudi 3 septembre 2009


Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, septembre 2009


Quoi qu’en disent certains, pour des raisons diverses, l’approche environnementale dépend d’une préférence politique.
Le projet d’instauration d’une taxe carbone par un gouvernement de droite libérale illustre bien cette réalité.
L’état « sarkoziste » pense avoir trouvé la nouvelle martingale pour combler sa gestion désastreuse.
Coincé par un déficit abyssal et face à des caisses vid(é)es, notre gouvernement, devenu expert dans l’habillage démagogique, invente la taxe pour « Grande cause environnementale ». Manière de reporter sur le plus grand nombre les conséquences de la gabegie chronique d’une minorité. Il persiste à privilégier les lobbies industriels, chimiques et nucléaires et exonère les plus grands pollueurs (sidérurgie, cimenteries, papeteries). Il envisage même des compensations par l’allègement d’autres cotisations patronales ou prélèvements sociaux.
Il est facile de taxer les citoyens modestes qui n’ont pas d’autres choix que d’acheter les produits polluants et (sur)consommateurs d’énergie offerts par le marché, et non les responsables de cette offre.
Sera-t-il normal de faire payer aux locataires de logements sociaux le coût de mise aux normes environnementales qui auraient dû faire parti d’investissements des bailleurs ?
Quand présentera-t-on la facture aux vrais responsables ? Où est la justice sociale ? Où est le courage politique ?
Les Verts ont toujours soutenu le principe d’une taxe carbone mais ils s’opposent à ces modalités d’application détournées. Nous souhaitons une taxe équitable, juste et efficace qui finance les investissements environnementaux nécessaires en pénalisant les grands pollueurs.
Nous restons attachés à une écologie de gauche qui préserve les plus démunis et favorise un progrès durable pour tous.
L’écologie de gauche n’est pas la même que celle de droite !

J.M. Besson
Maire-adjoint
Groupe des Verts

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, juillet-août 2009


Les balnéolaisEs ont fait passer le message ! Lors des élections européennes, la liste Europe Ecologie a recueilli 17,75 % des suffrages, derrière le Front de Gauche (19,24 %). Ils se reconnaissent dans des valeurs de solidarité et sont tournés vers l’avenir, attentifs aux propositions concrètes qui mettent la crise écologique au centre de leurs préoccupations sociales.
A Bagneux, notre engagement à offrir une nourriture sans pesticides à la cantine scolaire avance trop lentement. La France ne consacre que 2% de ses terres à l’agriculture biologique, et il est difficile de s’approvisionner à des coûts supportables. Mais c’est possible ! En particulier, en recherchant des circuits courts, moins chers, en repensant les menus aussi.
Jean.-Michel.Cohen, nutritionniste médiatique, mais ignorant, dit : « Le bio reste aujourd’hui cher pour beaucoup de ménages. L’alimentation bio est plus pour le goût et la philosophie. » Malheureusement, les pesticides présents dans notre nourriture sont un poison, pour TOUS les enfants, pauvres ou riches ! Personne aujourd’hui ne peut mettre cela en doute ! Nous devons nous mobiliser pour rechercher les meilleurs coûts.

Autre sujet d’avenir, l’arrivée du métro. L’écoquartier Victor Hugo est une magnifique opportunité ! Aménagement urbain d’avant-garde, respectueux de l’environnement, et recours aux énergies renouvelables participeront à la limitation des gaz à effet de serre ; tout comme les transports en commun inventeront la « mobilité » de demain. Sans renoncer, à la mixité sociale, gage du « bien vivre » à Bagneux.
Un manque de créativité pour ces projets ne répondrait pas aux attentes de nos concitoyens !

Pascale Méker
Conseillère municipale déléguée
Groupe Les Verts

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, juin 2009


La création d’une association nécessite un investissement personnel et particulier même si son fonctionnement est assuré avec un minimum de contraintes juridiques. Elle demande de mettre en commun de façon permanente les connaissances des uns et des autres où l’activité vise autre chose que de partager des bénéfices.

L'économie sociale et solidaire est au coeur du projet économique des Verts. Nous sommes convaincus que cette économie est appelée à l'avenir à créer la majorité des emplois. Ainsi, toute association ou coopérative a la possibilité de se transformer en Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Cette forme juridique d'entreprise présente des particularités essentielles que sont :
  • Le contrôle de l’entreprise par ses salariés qui sont majoritaires au capital,
  • la répartition du pouvoir sur la base du principe : « une personne = une voix »,
  • un capital variable permettant aux nouveaux salariés d’apporter progressivement leur part au capital à l’entreprise et de la récupérer à leur départ.
  • la valorisation du travail et de l’entreprise plutôt que celle du capital,

Une économie solidaire est avant tout un ensemble d’initiatives de développement local, de réinsertion et de lutte contre l'exclusion, comme la Régie de quartier au sud de Bagneux, en essayant de réintroduire de la démocratie et de la solidarité alors que le lien social est malmené par le gouvernement en place. Il faut que vivent des initiatives économiques et sociales fondées sur d'autres valeurs que celles d’aujourd’hui pour réaffirmer la place de l’homme au cœur de l’économie.


Claudyne René-Corail
Conseillère Municipale
Groupe des Verts

Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, mai 2009




La période que nous subissons exige une révision profonde de notre société mais aussi d’une gestion politique.
Que ce soit sur le plan économique, social ou environnemental les réponses doivent être globales et innovantes mais aussi volontaires.
Le logement social traduit bien cette nécessité.
Ce patrimoine immobilier a été créé pour répondre à une volonté politique d’offrir à chacun, à un coût accessible, un lieu de vie adapté et confortable. Il est aujourd’hui transformé en ghetto social et en instrument spéculatif.
Vieilli et dégradé par manque d’investissements, ce bien collectif financé par l’argent public se retrouve à la merci d’une politique centrée sur le profit et qui manque dramatiquement d’une vision durable.
Au-delà de son rôle de régulateur du marché locatif, de mixité et de cohésion populaires, le logement social doit être un outil de modernité environnementale et de développement durable.
L’habitat représente une part conséquente des dépenses énergétiques et des émissions de gaz à effets de serre, c’est donc un levier stratégique pour les économies de ressources et la lutte contre le réchauffement climatique.
Pour réduire les coûts d’exploitation, l’empreinte écologique mais aussi la facture des résidents, les chantiers prioritaires concernent l’isolation des bâtiments, l’utilisation des énergies renouvelables et la récupération des eaux de pluies. Ils sont porteurs de marchés économiques, de créations d’entreprises, de nouveaux métiers et d’offres d’emplois.
Un aménagement plus écologique des espaces extérieurs, le développement de nouvelles offres d’hébergement, la création de micro économies locales, le renforcement du lien social participeront de même à la réhabilitation de ce type d’habitat.
Voici une approche solidaire et durable du logement social que les Verts de Bagneux souhaitent voir mettre en œuvre aujourd’hui par les collectivités et les bailleurs sociaux.


J.M. Besson
Maire-adjoint
Groupe Les Verts


Tribune des Verts parue dans Bagneux Infos, avril 2009




Notre budget, cette année, donne la priorité à la jeunesse. Malgré un réel effort de maitrise des dépenses (personnel et diminution de 5% des activités dites « maitrisables et non prioritaires », ce budget s’accompagnera d’une augmentation de la part communale des impôts locaux de 3%. Ceci représente un gros effort demandé aux balnéolais ; un effort de solidarité, puisque seulement 50% de la population est imposable au titre de la taxe d’habitation.
Poussées par l’Etat qui poursuit, dans un même mouvement, le transfert de nouvelles missions et la baisse des moyens alloués, les communes sont de fait devant un dilemme : soit diminuer le niveau de service public, soit faire payer toujours plus les habitants.

Notre ville résiste, et cherche « l’équilibre », pour créer sur son territoire une mixité solidaire et dynamique.
Nous sommes là au cœur du développement durable…

Cependant, aucun relâchement des économies de fonctionnement ne saurait être acceptable. Sans cela, l’augmentation de la fiscalité locale ne serait pas respectueuse des efforts demandés à nos concitoyens.

Par ailleurs, les efforts en matière d’économies d’énergie (eau, gaz et électricité) sont encore très insuffisants. Les investissements liés à la réduction de ces dépenses et à la réduction de l’émission des gaz à effet de serre se mettent en place, mais sont loin des objectifs auxquels nous nous sommes engagés dans notre programme

Bagneux, engagée auprès de sa jeunesse, se doit de bâtir l’avenir. Dans le domaine du développement durable, l’inertie, plus encore que les contraintes économiques, est la principale difficulté, car l’innovation est source de richesses.


Pascale Méker
Conseillère municipale déléguée, groupe Les Verts.




Prononcé par Jean-Marc Besson, au nom des Verts

Madame la Députée-Maire,
Monsieur le Conseiller Général
Cher-e-s collègues,
Mesdames et messieurs,


La présentation du budget que nous devons voter ce soir est d’une clarté remarquable. Cette précision, cet effort de pédagogie, est un apport important au débat démocratique, et nous tenions à le souligner. Il s’accompagne, comme prévu, d’un document rendant compte de l’avancement des engagements de la majorité municipale.

Il est bien conforme aux orientations budgétaires présentées ici même, lors du dernier conseil municipal, dans sa priorité donnée aux actions concernant la jeunesse et l’éducation. C’est aussi un budget qui, malgré la situation de crise dans laquelle entre notre pays, malgré les incertitudes que fait peser le gouvernement sur l’avenir des finances locales, est un budget qui sait investir.
Nous remarquons que le produit des 3% d’augmentation des taxes locales sera justement consacré à l’autofinancement. Ce qui nous rappelle que cette augmentation, cet effort conséquent demandé aux balnéolais, n’est pas destiné à supporter un quelconque glissement des dépenses de fonctionnement des services de la ville.

Nous souhaitons que dans les mois à venir, les économies d’énergie soient encore plus fortement recherchées, même si nous prenons en compte d’ores et déjà, des économies d’eau budgétées, et l’investissement prévu dans l’éclairage public en vue de poursuivre la réduction des consommations.
Des économies de carburant également, et une réduction des émissions de CO2, avec aujourd’hui une flotte conséquente de véhicules roulant au GNV.
Nous remarquons aussi les économies budgétées de papier et de frais postaux,
Cependant trop peu de place est encore faite au développement des énergies renouvelables.
Trop peu de place encore, à l’application des normes thermiques les plus performantes dans nos constructions neuves ou anciennes, même si nous notons la poursuite des renouvellements des huisseries dans les écoles (avec d’ailleurs déjà des réductions conséquentes de consommation) et la construction HQE du C.S.C la Fontaine Gueffier .
Quid de la récupération des eaux de pluies sur les bâtiments, neufs et anciens ? Quid du recours à l’énergie solaire ? Toutes ces pistes commencent tout juste à être défrichées à Bagneux.

Mais revenons à la jeunesse.
L’introduction des aliments bio dans les repas scolaires, bien que les tarifs de la restauration ne soient pas augmentés, est poursuivie et doit devenir plus fréquente. Nous apprécions, à sa juste valeur, cet effort qui est budgété à hauteur de 35 000 €, il faut maintenant le mettre en œuvre de la manière la plus rationnelle et pérenne possible.

La mise en place d’un système « Pédibus » pour permettre aux enfants de se rendre à pied et de manière sécurisée à l’école doit être - on peut le dire - le premier pas pour réduire le trafic automobile superflu et rationnaliser les déplacements urbains.
Toujours en ce qui concerne la santé des enfants, une étude concernant le transfert des activités du centre de loisirs de Champlain sur Bagneux, dans la perspective de sa fermeture est en cours. Nous disons : vite ! Ne tardons pas à offrir un espace de loisirs plus sain et moins couteux à nos enfants.

En ce qui concerne la vie citoyenne, la démocratie participative, indissociable du développement durable, s’enrichit dans la diversité des actions, mais aussi dans le degré d’implication des participants dans la gouvernance de notre ville : budget participatif de nos quartiers ou conseil du développement durable de Sud de Seine. La mise en place de ce conseil va prochainement aboutir à des recommandations stratégiques qui ouvriront des pistes de développement innovantes et proches des citoyens,
Enfin, l’arrivée d’un chargé de « mission développement » durable va permettre d’élaborer l’éco-quartier de la ZAC Victor Hugo en recherchant des financements auprès du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, de la Région et de la Caisse des Dépôts et consignation, avec en point de mire l’arrivée de transports en commun performants : ligne 4 et Orbival.

Madame la Députée-maire, le groupe des Verts vote ce budget, comme le premier budget qui concrétise clairement les engagements de la majorité municipale auprès des Balnéolais, pris, il y a maintenant tout juste un an.
Et vous l’aurez compris, devant les urgences économiques, sociales et environnementales qui se conjuguent, il nous parait nécessaire d’intensifier nos efforts afin de placer le développement durable véritablement au cœur de notre politique locale.

Je vous remercie.

Prononcé par Pascale Méker, au nom du groupe Les Verts




Madame la Présidente,
Madame et Messieurs les Vice présidents,
Chers collègues,
Mesdames, messieurs,


Depuis notre débat d’orientation budgétaire, il encore plus difficile, de voir clair dans ces pronostiques contradictoires au sujet d’une crise qui serait presque déjà derrière nous (que pensent donc de cela les 80 000 personnes qui ont perdu leur emploi ce mois-ci ?), ou qui au contraire serait un gouffre ouvert devant nous, dans lequel nous glisserions sans autre espoir qu’une fois arrivé au fond on ne tomberait pas plus bas. Tandis qu’au dessus de nos têtes, une troupe de bandits d’une nouvelle sorte autorisée par la loi, formée de financiers et de patrons, - ils ne le sont pas tous - reprendraient les rênes de leur attelage de traders pour repartir enfin, et sans complexe à l’assaut des dividendes dans le monde virtuel et joyeux de la finance.

En attendant, ces jours meilleurs, certains de ces brigands, apeurés par le risque d’être reconnus dans la rue, ont renoncé à leur stock options - les dirigeants de la Société Générale par exemple - ce qui en dit bien long sur les effets criminels de leur avidité. La « crise », c’est ainsi que l’on nomme le bouleversement de civilisation dans lequel nous sommes plongés, a mis définitivement en évidence des pratiques de longue date, prédatrices jusqu’à la destruction de destins humains, mais aussi de la nature. Plus personne, sous l’effet de cette crise, ne peut croire qu’on puisse vivre avec des salaires 300 fois supérieurs au SMIC et représenter un quelconque ferment dans la reconstruction de notre monde économique - qui est notre bien commun. Nous ne nous laisserons plus berner !

Cependant, pour nous, réunis ici ce soir, tout commence prosaïquement par définir notre budget, car l’argent n’est « virtuel » que pour les financiers voyous– ils ne le sont pas tous. Pour le reste du monde, il importe d’équilibrer les dépenses et les recettes !

Tout d’abord, le groupe des Verts tient à souligner la qualité de présentation de ce budget qui permet une approche « claire » propice au débat démocratique.

Sud de Seine présente une situation financière saine, avec une capacité d’autofinancement positive et un endettement nul, qui pour l’heure, représentent une faculté d’investissement importante.

Cependant les recettes augmentent peu et d’autre part des incertitudes fortes pèsent sur les années à venir.

Certes, la DGF cesse de baisser et augmente, grâce d’une part aux transferts qui permettent à l’intercommunalité d’accéder à un régime de dotation plus favorable, et d’autre part grâce à l’augmentation de la population.
Mais, en attendant que la taxe professionnelle disparaisse, sans que l’on sache quelle compensation sera mise en place pour abonder le financement des collectivités territoriales, le produit de notre TPU baisse d’ores et déjà de 2,46%.

La création de Sud de Seine correspond à la volonté de créer une éco-intercommunalité, et c’est donc au regard de ses actions en faveur du développent durable, que nous évaluons ce budget.

Investissements sur les équipements transférés.
En ce qui concerne les investissements, l’effort particulier fait sur les équipements transférés, conservatoires et piscines se traduira par une optimisation de ces équipements et des gains environnementaux. En particulier économie d’énergie et d’eau pour les piscines qui seront réhabilitées ou reconstruites, selon un cahier des charges mettant clairement en avant la qualité environnementale.

Habitat
Pour l’habitat et la maîtrise de l’énergie, la concrétisation sur notre territoire de la convention avec le PACT ARIM et le maintien des permanences Info énergie auprès des particuliers, dans un premier temps, puis le redéploiement de ces permanences en direction des personnels des villes en charge de l’urbanisme, cherchent bien à rapprocher les citoyens des solutions économiques et techniques qui sont à leur disposition en matière d’économies d’énergie propres à l’habitat.

Nous incluons également dans la perspective de notre développement durable, la réalisation d’une étude destinée à créer la meilleure adéquation possible entre la réalité et les besoins de notre parc locatif social, en vue de l’application du supplément de loyer de solidarité. Il s’agit dans le cadre de notre PLH d’essayer de mettre en place une vraie mesure de solidarité et non, comme le préconise le gouvernement, d’installer dans le logement social un turn-over, source à la fois de ghettoïsation et de misère.


Transports
L’amélioration des transports, avec le maintien du financement des lignes communales mises en place en 2007, mais aussi le financement de deux études, l’une sur la mise en place d’un plan local de déplacement intercommunal, et l’autre sur l’amélioration des transports urbains, poursuivent l’effort de réflexion mené dans ce domaine crucial du développement durable.

Nous espérons que ces études permettront pour l’année prochaine de mieux adapter notre offre à la demande, en particulier en ce qui concerne les déplacements liés aux loisirs, le week-end et en soirée, comme cela l’a été soulevé lors de la commission transports du conseil de développement durable. Sans induire forcément un coût supplémentaire.

Autolib'
Par contre nous espérons que la provision prévue pour l’adhésion au syndicat mixte en charge d’Autolib’ ne sera pas utilisée, du moins à court terme.
D’ailleurs, nous nous réjouissons que cette provision soit réduite à sa portion congrue.
Notre volonté est de favoriser les transports en commun, bien sûr, seuls vraiment capables aujourd’hui de limiter nos émissions de gaz à effets de serre, mais rien n’interdit d’imaginer aussi de nouvelles offres de transports individuels à la demande, propres et intermodales

En ce sens Autolib’ pourrait être une bonne idée. Cependant trop d’incertitudes pèsent sur la création de ce syndicat intercommunal. Il est urgent d’attendre que des études financières, techniques et environnementales nous apportent les éclaircissements nécessaires.
Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet lors du point 11 de l’ordre du jour de ce conseil.

Collecte et traitement des déchets.
En ce qui concerne le traitement des déchets ménagers et assimilés, le nouveau marché de collecte, qui se met progressivement en place sur les quatre communes, permet d’ores et déjà une économie d’échelle de 48 500 € en 2009, tout en généralisant la mise en place du service supplémentaire de collecte des déchets verts, en porte à porte, sur les 4 communes.

La hausse de 6,04% de notre enveloppe budgétaire sur ce domaine est liée, vous le savez, à la hausse de 7,5% de la tonne incinérée. Rappelons que cette hausse est due aux nouvelles exigences environnementales appliquées à l’incinération. Nous nous félicitons donc, que la mise en place de la collecte des déchets verts diminue encore un peu plus nos tonnages voués à l’incinération, et favorise le compostage, ce qui représente à la fois une économie (36 € la tonne « compostée » contre 96,83 € la tonne incinérée), et une action concrète en faveur de la santé publique, puisque plus personne ne peut mettre en doute la toxicité de l’incinération, même dans ses développements technologiques les plus avancés. Rappelons toutefois que la France reste la championne européenne de l’incinération ce qui traduit une inertie phénoménale ! Notre volonté de faire progresser nos activités de tri n’est donc pas si banale que cela…

De plus, nous présentons sur cette enveloppe budgétaire une vérité des coûts, puisque le produit de notre taxe d’enlèvement des ordures ménagères, dont le taux augmente de 0,9 % pour atteindre 6,11% finance nos dépenses. Il est significatif de rapprocher ce taux, situé en dessous du taux moyen national établit pour 2008 à 8,75%, de nos performances concernant le tri sélectif, favorisé par de nouveaux dispositifs comme les déchetteries mobiles et les points de collecte des déchets toxiques. Bref, mieux on trie, moins on taxe !

Développement économique
Le développement économique de Sud de Seine, à la lumière de ce budget, reste bien un thème central de notre intercommunalité. Avec ses aides à la création ou à la reprise d’entreprises (81 entreprises créées sur 408 porteurs de projets, créatrices de 108 emplois), et la diversification des manifestations et des liens en direction des entreprises.

Cependant, le gisement de l’économie sociale et solidaire, et l’innovation dans le domaine des activités liées au développement durable ne se sont pas encore concrètement mis en chantier. Nous espérons qu’au cours de cette année, avec la phase stratégique de notre projet territorial de développement durable, qui verra le jour au second semestre, des voies s’ouvriront dans ce domaine. Cependant elles ne sont pas assez avancées pour apparaitre dans ce budget 2009.

Projet territorial de développement durable et agenda 21
Le projet territorial de développent durable et d’agenda 21 (qui nous le rappelons fait l’objet d’une subvention à hauteur de 70% de la Région) doit nous permettre cette année, de puiser dans les idées que la phase de diagnostic a fait apparaître, afin de développer des actions innovantes dans des domaines très différents : économie sociale et solidaire, donc, énergies renouvelables, bien sûr, mais aussi mise en place de circuits courts, pour l’alimentation par exemple, amélioration des transports, offre culturelle tournée vers un public de plus en plus acteur de cette offre, meilleure appropriation de notre territoire par ses habitants, meilleure connaissance et valorisation de sa biodiversité, etc.

Ce projet territorial de développement durable est notre chance d’aller de l’avant. Il ne faut pas le cantonner à une sorte «de machin » gourd et institutionnel, mais au contraire continuer son ancrage auprès des citoyens. La démocratie participative fait partie de notre développement durable et la piste ouverte en cette matière en 2008 a surpris agréablement, même les sceptiques.
Changeons de vitesse et continuons de nous surprendre !

Pour dire les choses autrement, Sud de Seine pour résister aux politiques gouvernementales destructrices du « bien vivre ensemble » n’a pas d’autre choix que d’innover sur la piste d’un développement, qui ne sera durable, que parce que réellement tourné vers un avenir respectueux des personnes et de l’environnement, c'est-à-dire solidaire.

Comme vous l’aurez compris, madame la Présidente, considérant que ce budget montre une rigueur financière et une pertinence globale dans ses dépenses, le groupe des Verts votera ce budget.

Je vous remercie.